Education sexuelle

L’adolescence est un moment ampli de doutes pour tous ces jeunes en pleine phase changement et à la découverte de leur corps. Alors que le plaisir féminin est longtemps resté un tabou, de nouvelles Instagrameuses décident aujourd’hui d’en parler. Masturbation et tendances Instagram, nous vous proposons de partir à la rencontre des nouvelles ressources en matière d’éducation sexuelle que rencontrent vos adolescents.

La nouvelle tendance des Instagrameuses sexo

Longtemps tabou, le sujet de l’éducation sexuelle est aujourd’hui mis en avant. Les femmes qui étaient autrefois pointées du doigt proposent désormais de nombreux post et vidéos sur les réseaux sociaux tels qu’Instagram. Une éducation sexuelle 2.0 qui permet aux jeunes de s’informer à travers des plateformes qu’ils côtoient tous les jours. Au programme de tous ces posts, de nombreuses questions que les jeunes adultes n’osent pas forcément poser à leurs parents ou à leur entourage proche, par honte ou par peur d’être jugés.

« Peut-on attraper une maladie sexuellement transmissible par la bouche ? », « La pilule, comment ça marche ? », « Comment savoir si je préfère les filles ou les garçons ? » Les adolescents qui commencent à avoir une vie sexuelle peuvent désormais bénéficier d’une aide apportée par des podcasts ou des comptes Instagram féministes. Une bonne nouvelle notamment pour toutes les filles qui se retrouvent confrontées à des problématiques que les garçons ne rencontrent pas, à savoir la possibilité d’enfanter. La contraception est beaucoup plus considérée par les adolescentes qui risquent de vivre une grossesse.

Le plaisir féminin mis à l’honneur

Le plaisir féminin a longtemps été renié. Le patriarcat a la dent dure, les femmes sont bien souvent jugées lorsqu’elles avouent avoir un féroce appétit sexuel. Par ailleurs, elles ne possèdent pas de signes extérieurs, similaires au pénis masculin et à l’éjaculation, pour manifester leur plaisir. Aujourd’hui encore, les femmes peinent à faire entendre leur voix. Le sang des menstruations reste par exemple un sujet très secret par la population et les médias.

Les comptes Instagram aident donc toutes ces adolescentes à partir à la conquête de leur corps à travers notamment la masturbation. Certaines utilisent même des jouets sexuels comme des vibromasseurs, présents par exemple sur sinful, pour pouvoir partir à la découverte de leur plaisir. De nombreuses Instagrameuses expliquent qu’étant jeunes, elles auraient bien aimé trouver des réponses à leurs questions d’ordre sexuel. « Notre corps est un trésor dont on ne sait pas se servir » explique l’une d’entre elles, qui trouve qu’il est bien dommage de constater autant de méconnaissance sur son propre corps et sur le plaisir qu’il est capable de procurer.

À noter tout de même que les femmes ont aussi leur part de responsabilité dans la croyance populaire liée au plaisir unique masculin, en croyant que l’éjaculation masculine est forcément ce qui doit terminer un rapport sexuel. Les femmes utilisent donc les réseaux sociaux et ressources numériques pour se documenter, mais également pour oser parler, se mettre en avant et pour s’exprimer sur leurs préférences. Loin des clichés pornographiques, les Instagrameuses ont pour objectif de répondre à de vraies questions et à parler de la sexualité telles qu’elle est exactement.

Les préventions médicales d’Instagram

Le mouvement #MeToo est bien entendu passé par là. Depuis que les femmes ont commencé à s’exprimer, les hommes, eux aussi, font davantage attention à leurs partenaires. Une petite victoire sur un chemin qui s’annonce encore très long. Les Instagrameuses permettent également de prévenir les maladies sexuellement transmissibles et de les expliquer. Lorsqu’une adolescente ressent par exemple de fortes douleurs pendant les rapports sexuels, elle peut penser qu’il est normal de souffrir du fait qu’elle est une femme. Si les réseaux sociaux ne remplacent pas le gynécologue, ils permettent de gommer les préjugés et d’effectuer des prises de conscience.

À noter que tous les comptes Instagram ne sont pas conseillés pour pouvoir se renseigner correctement sur la sexualité. Certains profils proposent peuvent être très dangereux, comme le cas de cette Instagrameuse qui se dit capable de guérir le vaginisme en trois mois. Une éducation, cette fois-ci numérique, est donc à faire dans un premier temps avec votre adolescent pour éviter qu’il ne tombe dans les pièges des réseaux sociaux.

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